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Une vie meilleure, Laure Lapègue

Titre : Une vie meilleure

Genre : roman noir

Editions : Book’n’series

Paru en : 2016

Nombre de pages : 272


Résumé

Mentor alcoolique et dépravé d’un célèbre Institut de développement personnel, Yanis Blum croit avoir touché le fond lorsque l’étrange disparition d’une jeune femme de son entourage amène la police à sa porte. Ballotté entre une femme dominatrice, un chargé de comm’ aux dents longues, une barmaid sexy et un flic plutôt collant,Yanis devra faire face à ses vieux démons et déterrer quelques secrets pour pouvoir espérer rester en liberté…. et, qui sait, peut-être enfin, vivre une vie meilleure ?

Chapeau bas !

Une vraie claque, ce livre ! Je l’ai adoré. Plume noire, sournoise d’une auteur qui aime jouer avec ses personnages, leur laisser croire à une évolution possible pour mieux les ramener à leur point de départ.

Le roman est entraînant du début à la fin. Aux premières lignes, on sombre avec Yanis. Les personnages se présentent au lecteur, un peu stéréotypés. Délibérément stéréotypés, à mon sens. Le ton “polar années 50” est donné par la couverture, puis par l’ambiance du roman, bien que celui-ci ait lieu à notre époque.

Stéréotypés, disais-je. Un terme qui sonne comme une critique ordinairement, mais c’est justement le tour de force de l’auteur qui semble nous dire : “voilà des personnages bien calibrés, terriblement classiques, enfermés dans un rôle déterminé. Maintenant je vais vous donner à penser qu’ils vont évoluer positivement, vers “une vie meilleure”. Vous y croyiez ? Eh bien vous aviez tort !”

La chute n’est pas celle que l’auteur nous donne à croire tout au long de l’intrigue. Yanis, pense le lecteur, est au fond du trou. Mais il ouvre les yeux progressivement, évolue vers d’autres perspectives, pour se libérer enfin. Et… non. Au final, les promesses de rédemption n’étaient que des illusions, et le voilà à nouveau dans une situation cauchemardesque, peut-être pire encore. La fin, implacable, ouvre néanmoins des perspectives. On peut s’imaginer encore, une fois le livre refermé, de nouveaux rebondissements.

Bref, je tire mon chapeau à Laure Lapègue, dont la plume cruelle, addictive et incisive m’incite à en lire davantage. Une auteur que je vous recommande vivement !

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3 commentaires

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